Pour ceux qui n'ont pas pu profiter de cette conférence sur François Décorchemont, je vais essayer de vous vous faire partager les informations que j'ai réussi à noter et qui peuvent vous intéresser.
90% de ces vitraux sont dans les églises de la région. Une association "Connaissance du patrimoine de Haute Normandie" édite des petits fascicules sur ces œuvres à des tarifs intéressant (environ 3€).
Il était verrier avant de faire du vitrail et travaillait la pâte de verre, comme Manon à eu la gentillesse de nous montrer. Son premier vitrail sort du four qu'il avait construit à Conches en Ouches en 1932 : c'est la crise de 1929 qui l'a poussé à faire autre cose avec le verre puis qu'il n'avait plus de client pour ces pâtes de verre. Sa technique est très particulière : il l'a crée, il semble être le seul au monde à l'utiliser et personne actuellement n'est capable de refaire la même chose, ce qui pose quelques problèmes pour la restauration de ces œuvres.
La particularité de ces œuvres, c'est que F.D réalise sa matière première.
Il achète du verre blanc qu'il pile . Dans des creusets, il mélange ce verre pilé avec différents oxydes qu'il cuit pour faire ces propres pâtes de couleur, comme fait un peintre avec sa palette de peinture.
Ensuite chaque bloc de verre coloré est concassé et tamisé et trier par couleur et taille de grain.
La matière première est prête...
Pour le vitrail, la technique du dessin, mise en couleur et taille des calibre est identique à celle du vitrail traditionnel.
C'est une fois les calibres réalisés que sa technique devient surprenante :
Chaque calibre est transposé sur des galettes de terre de 1 cm d'épaisseur. Chaque galette est travailleé pour réaliser des reliefs comme une sculpture.
Tous les calibres sont alors positionnée dans un cadre pour réaliser le vitrail et recouvert d'un plâtre réfractaire.
Les moules en plâtres réfractaires sont récupérés et l'artiste dépose dans chaque moule les brisures de verre de différentes épaisseur et différentes couleurs (un peu comme les peintres impressionnistes) . Chaque moule est cuit pour faire fondre le verre.
Les pièces de verre sont démoulées et assemblées suivant le dessin d'origine et l'ensemble est joint avec du ciment.
Voilà ....intéressant non ?
Une de ses œuvres majeure est à l'église st Odile à Paris (manon est déjà en train de chercher une photo !!

) ou il a réalisé une verrière de 300 m2 entre 1934 et 1938

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Papigil si tu as l'occasion de venir voir tes cousins Normand, je pourrais te fournir la liste des endroits où tu peux voir ces œuvres... en Haute Normandie