Comme a mon habitude, j'ai vue sur la première photo et la dernière ...
l'inscription Kirsch et Fleckner. Alors j'ai gratté pour trouver des infos.
(Si je comprend bien Jozef Mehoffer est l'artiste mais c'est la maison
Kirsch et Fleckner qui réalise en son nom les vitraux.)_______________________________________________________________________________
Jozef Mehoffer (1869-1946) : http://www.beskid.com/art-pologne/mehoffer.html_______________________________________________________________________________
Kirsch et Fleckner: verriers dont l'atelier, fondé en 1894 à Fribourg, est dès l'année suivante chargé de réaliser les vitraux du peintre polonais Jozef Mehoffer, à la cathédrale Saint-Nicolas. Autres vitraux au Palais fédéral à Berne, d'après des cartons des peintres Bieler et Welti, et dans de nombreuses églises du pays. Après la mort des fondateurs (1938 et 1934), leurs fils prennent la relève.
référence: http://pays-du-vitrail.ch/artistes.htm_______________________________________________________________________________
Quarante ans de complicité Agité, provocant, délicat, créatif: en 1895, lorsque l’artiste polonais Jozef Mehoffer (1868-1946) remporta à 26 ans le concours pour les vitraux de la collégiale de Saint-Nicolas, son projet fit l’effet d’un «fulgurant aérolithe» dans la production de l’époque, en la libérant des poncifs. En 1940, soit six ans après la réalisation de la dernière des 13 verrières, Alexandre Cingria saluait encore le génie des harmonies colorées, l’expressivité des visages représentés, et la richesse des motifs que l’artiste polonais puisait dans son art national pour illustrer l’histoire et la religiosité fribourgeoises.
Chef-d’œuvre de l’art polonais, les vitraux de Mehoffer furent pourtant réalisés par un atelier fribourgeois, celui de Vinzens Kirsch et de Charles Fleckner. Malgré une fausse note en 1927, concernant la verrière de la Sainte-Trinité, l’atelier sut gérer techniquement les nouveautés qu’apportaient Mehoffer, relève Augustin Pasquier dans Jozef Mehoffer, de Cracovie à Fribourg. Mehoffer lui-même aurait été «émerveillé du résultat» en voyant la première verrière, et l’atelier remportera de nombreuses distinctions, dont la médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris, en 1900, avec la verrière des Martyrs.
La méthode de cuisson?
Un ancien verrier qui travaillait dans l’atelier dès 1930 avait cependant relevé des dégradations sur les vitraux de Mehoffer, qu’il attribuait à la méthode de cuisson pratiquée à l’atelier – les fours chauffés au bois ne facilitaient pas la maîtrise de la température. Mais pour expliquer la perte constatée des couleurs, le Centre du vitrail envisage aussi d’autres pistes, du côté des fournisseurs, des produits utilisés ou du renouvellement des collaborateurs. Les analyses futures du fond de l’atelier apporteront peut-être des réponses.
Référence: http://www.lagruyere.ch/archives/2004/0 ... eveyse.htm_______________________________________________________________________________
Définition du mot ....
Jugendstil référence:
http://fr.wikipedia.org/wiki/JugendstilLe Jugendstil est le nom allemand de l'Art nouveau, il provient de la revue Jugend (jeunesse), créée en 1896 par Georg Hirth (1865-1902) pour propager ce mouvement artistique.
Il fut essentiellement porté par Hermann Obrist, August Endel, Hambruk.
La revue prônait les nouvelles idées sur l'architecture, le dessin, la décoration dans la mouvance de ce qui allait donner la branche de l'Art nouveau qui a couvert l'Europe centrale et balte.
Ernest Louis de Hesse-Darmstadt rencontre en Angleterre des décorateurs et les engage pour son palais de Darmstadt. En 1899, ils fondent une colonie d'artistes à Mathildenhöhe. À Karlsruhe, Hermann Billing ouvre un cabinet d'architecture qui va bientôt rayonner sur toute l'Allemagne.
Ce sont des Allemands qui favorisent l'art nouveau à Rīga qui en devient un exemple pour la Lettonie avec les réalisations de l'architecte Mikhaïl Osipovitch Eisenstein.
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Alfred ManessierAlfred Manessier naît le 5 décembre 1911 à Saint-Ouen (Somme) est un peintre non figuratif français, un des maîtres de la Nouvelle École de Paris.
Le vitrail, dont lui parle Georges Rouault en 1947, tient également une place majeure dans la production artistique de Manessier. S'il utilise la dalle de verre dans l'architecture moderne, comme à Hem (Nord), c'est la technique du verre antique et plomb, sans grisaille, qu'il adopte dans les architectures anciennes. Très respectueux des gens de métier, il a su se mettre à l'écoute des tisserands Plasse le Caisne qui l'ont fait profiter de leur savoir et de leur expérience. De même, il s'est placé à l'école des maîtres verriers, comme François Lorin, afin de parfaire ses choix esthétiques définitifs. C'est cette profonde connaissance des différentes possibilités techniques qui a permis à Manessier de déployer son art dans les domaines de la peinture de l'aquarelle, de la lithographie, de la tapisserie et du vitrail.
Son intérêt passionné pour le vitrail le conduit à créer avec Jean Bazaine l'Association pour la Défense des Vitraux de France à la suite du scandale des restaurations abusives de la cathédrale Notre-Dame de Chartres. Les atteintes aux œuvres d'art sont, en effet, pour lui autant de crimes contre les hommes, contre la vie de leurs créateurs qui nous parcourt quand nous les contemplons, contre les hommes à qui elles sont offertes pour qu'ils puissent s'en nourrir.
La première commande fut celle des vitraux de l'église Sainte-Agathe des Bréseux en 1948. L'installation de ces verrières a constitué un acte fondateur pour l'art sacré: après bien des polémiques, le vitrail non figuratif prenait place dans les églises, reconnu digne d'enrichir le monument sans en dénaturer la fonction sacrée. Manessier a aussi réalisé les vitraux de la crypte de la cathédrale d'Essen, de la crypte de l'église Saint-Gereon à Cologne, des églises de Brême, les cathédrales de Fribourg (Suisse) et de Saint-Dié-des-Vosges, les églises de Pontarlier et Locronan (Bretagne), etc. Cet aspect de son œuvre trouve son apogée et son achèvement dans les verrières de l'église du Saint-Sépulcre d'Abbeville, dont l'installation était presque terminée pour l'inauguration en mai 1993. En ce dernier lieu, plus que dans tout autre édifice ancien, il a su faire en sorte que ses œuvres ne s'imposent pas au détriment de l'architecture, et vont même jusqu'à en souligner et parfois révéler l'intérêt esthétique. Il partage cette capacité d'offrir aux pierres des églises une nouvelle naissance plutôt que d'en faire un cadre relégué au second plan, un décor sans âme, avec ses amis Jean Bazaine, Jean Le Moal et Elvire Jan qui furent à plusieurs reprises ses collaborateurs dans des réalisations majeures.
référence: http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Manessier