Bonsoir,
J'ai donc poursuivi ma petite enquête, et décidemment, nos amis d'Outre-Rhin m'ont encore fait avancer d'un grand pas.
D'ailleurs, je vous livre le lien du forum d'héraldique Allemand où j'ai posé l'autre question :
http://heraldik-wappen.de/viewtopic.php?p=52964#52964Le -presque- fin mot de l'histoire est que le Musée Historique de Berne possède une peinture sur verre dont la description colle à "ma" plaque de verre (voir scan du catalogue des collections de ce musée, merci à l'anonyme "Rider" du forum Allemand au passage).
Malheureusement, je n'ai pas de photos de cette peinture sur verre dans leur collection.

Le fin mot de l'histoire est pour venir, du reste si certains de vous ont d'autres commentaires, je suis preneur puisque je viens d'envoyer un courriel à ce musée de Berne avec tous les détails (numéro d'inventaire compris), leur demandant leur avis et s'ils ont un doute, de vérifier dans leurs collections la présence de la peinture (sait-on jamais).
Bref, il me semble que j'ai affaire à une copie (du XIXè siècle donc ?) à moins que...
A titre d'anecdote, vivant en Argentine, mais ayant travaillé à Drouot/Paris dans une Etude de Commissaires-Priseurs -chose que je n'avais pas dévoilée jusqu'alors-, il y a de cela 5 ans dans une vente aux enchères de Buenos Aires je vis une aquarelle signée présentée comme anonyme (firma illegible est le vocable local) avec un cachet et un numéro d'inventaire.
La signature était clairement celle de Rodin, le dessin correspondait à Rodin, le cachet montrait le monogramme MR en plus du numéro d'inventaire écrit en patte-de-mouche comme le sont les numéros d'inventaire du Musée Rodin. L'estimation était ridicule (équivalent de 40 Euros).
La vente devait se dérouler le lendemain, et bien que l'Amérique du Sud soit réputée pour ses "nanards", j'étais fortement curieux. A tout hasard, je cherchais le soir même dans la Base Joconde et ... bingo ! Je tombais précisemment sur cette aquarelle, avec la description idoine (femme habillée de jaune assise, tournée sur la gauche, papier gris), le numéro d'inventaire correspondait. Sachant que les Musées Nationaux n'ont pas le droit de vendre, j'étais perplexe et je peux affirmer avoir vu dans ma vie près de plus de 50 ou 60.000 dessins et peintures -je sais regarder-.
Je contactais donc le soir venu le Musée Rodin en leur posant la question, preuves à l'appui, leur demandant de vérifier.
Ils me répondîrent fort aimablement dès le lendemain, avant la vente, que oui, l'aquarelle était bien à Paris.
Soit. Par curiosité, je me rendis à la vacation et deux "candides" (un Argentin et un couple d'Espagnols) probablement convaincus d'avoir décelé ce que personne n'avait vu se crépêrent le chignon pour atteindre un prix déraisonnable de quelques 4 ou 5000 Euros. L'Argentin l'emporta et passa devant moi avec un sourire narquois (le pauvre) pour aller payer.
Cette "aquarelle" n'était en fait qu'un "monotype" (estampe mais estampe de tirage unique, fort trompeuse). Ce monotype fut publié dans une revue d'art de luxe du début XXème selon mes recherches ultérieures (j'ai oublié le nom).
***
Bref, le fin mot de l'histoire me parviendra demain -je l'espère- du Musée de Berne.
S'il s'agit bien d'une copie, je suis vraiment curieux de connaître son parcours, les raisons de sa création, mais c'est une autre histoire.
Le clou de l'histoire serait que le Musée de Berne ne possède plus cette peinture dans ses collections, c'est encore une autre histoire.
J'essaierais de prendre de meilleures photos mais pour le moment je n'ai que mon téléphone mobile (mon numérique est hors service).
Cordialement